Ateliers rencontre de Permaculture tropicale en Casamance, Sénégal

Quand :
3 décembre 2018 – 20 décembre 2018 Jour entier
2018-12-03T00:00:00+01:00
2018-12-21T00:00:00+01:00
Où :
Village de Kabadio.
Casamance
Sénégal
Coût :
stage 400€ plus transport et contributions hébergement et nourriture.
Contact :
l’association Caravane de Permaculture et le GIE Bindoula
06 58 30 28 63

Le constat écologique global est sans appel. Sur toute la planète nous pouvons observer les dérèglements climatiques, la perte de biodiversité, et l’appauvrissement des sols.

Mais cette situation peut évoluer en notre faveur et en celle de notre jolie Terre.

Nous avons toutes les solutions pour faire face à ces problématiques.

Les outils de la permaculture permettent de créer des habitats humains éthiques et durables, de l’autonomie alimentaire, de régénérer les sols, et de maximiser la biodiversité. De l’harmonie avec la nature !

Le projet PermaKabadio au Sénégal vise à créer un centre d’expérimentation et de formation à la permaculture en milieu tropicale.

Et par ce biais, documenter et diffuser les savoirs en permaculture tropicale.

L’association « Caravane de Permaculture » et le « GIE Bindoula » organise dans ce but un stage de permaculture tropicale à Kabadio, Casamance, Sénégal du 3 au 12 décembre 2018 suivis d’un chantier participatif/forum populaire du 15 au 20 décembre.

Objectifs du stage :

• Former les participants aux méthodologies de conception en permaculture et stratégies de permaculture tropicale.

• Favoriser l’autonomie alimentaire et la création d’une économie locale pour lutter contre l’exode rurale.

• Créer un espace d’échange pour faciliter la transmission de savoir de façon participative.

• Favoriser l’apprentissage par la pratique, l’expérimentation et le partage.

• Faciliter les échanges interculturels.

• Faire découvrir les Traditions, les pratiques culturelles, les musiques et danses de la Casamance.

• Créer et diffuser des supports pédagogiques de permaculture tropicale en français.

• Restituer le contenu des ateliers lors de forum et conférences populaire pour les habitants de Kabadio.

• Soutenir le projet PermaKabadio en participant à son essor, et ainsi participer au développement de la permaculture au Sénégal.

Bindoula – Lieu de la rencontre :

Kabadio, village ancestral enclavé entre Terre et Océan, vit au rythme des saisons depuis des décennies.

Les jeunes de Kabadio se sont organisés en GIE, le Groupement d’Intérêt Economique de Bindoula.

Ils sont une dizaine de jeunes, comptant 3 jeunes femmes.

Le projet PermaKabadio accompagné par l’association « Il était une fois une rencontre » a accueilli des séjours d’échanges interculturelles, des stages et formations en permaculture depuis près de 10 ans.

Une famille vit sur le lieu. Il y a un poulailler, un âne, des toilettes sèches, un jardin et 3 autres terrains attenants disponibles d’environ 600m² chacun. L’électricité est fournit par un panneau solaire avec transfo 220V.

L’association « Il était une fois une rencontre »

L’association IEFR est née le 14 septembre 2000 suite à différents séjours en Afrique de l’Ouest et à Kabadio par son fondateur Benjamin JAYR. L’objectif premier a toujours été la lutte contre l’exode des jeunes, mais aussi l’accompagnement de groupements de femmes vers l’autonomie alimentaire, notamment par la création de jardins et d’une savonnerie artisanale.

La présence de plus de 250 amis sur place rencontré au cours de nombreux voyages vers Kabadio a également permis de rénover la maternité rurale, appuyer dans son fonctionnement l’école et le dispensaire, et créer un foyer socio-culturel pour la jeunesse.

Tous ces projets ont pu voir le jour grâce à une équipe locale formidable, un lieu magique (Bindoula) et des principes forts d’actions solidaires et participatives basées sur le besoin et la demande. Après 18 ans d’existence et pour aller de l’avant sur le plan de l’auto-suffisance alimentaire et de l’autonomie d’action, l’association IEFR a été dissoute. Elle laisse place à l’entreprise locale GIE Bindoula sur le terrain du même nom, lieu d’accueil et de permaculture, dirigée par Kalifa SOUANÉ et son équipe. L’aventure continue !

L’association « Caravane de Permaculture »

L’association « Caravane de Permaculture », a pour but de promouvoir la permaculture et de soutenir des lieux et initiatives. Stages et rencontres de permaculture ont été organisé en France et en Afrique de l’Ouest, présentant des domaines innovants tels que la permaculture sociale, la permaculture holistique, des formations de facilitateurs.

A terme l’association souhaite créer une communauté nomade de transition, pour soutenir des lieux de permaculture, faciliter les échanges de biens et de savoirs en économie du don, créer des moments de partages, créer des ressources pédagogiques et apporter de la visibilités aux initiatives de transitions.

Ateliers proposés lors du stage:

Une des priorités à mettre en place sur le site concerne la gestion de l’eau. Nous allons installer des cuves de récupération d’eau et des systèmes d’arrosages pour les cultures et jardins. Nous allons mettre en avant les technologies appropriées comme les toilettes sèches, le rocket stove …

Pour favoriser l’autonomie alimentaire et valoriser la biodiversité, nous allons créer une pépinière d’arbres, mettre en place des jardins, créer des compostes, planter des haies.

Pour créer une économie locale, nous allons travailler sur la transformation de produits comme le moringa, la mangue séchée, cela grâce à un séchoir verticale.

Plusieurs visites de site de permaculture de la région, tel que le projet Duniamâ et le jardin forêt de l’association Art Oasis, permettrons de comprendre les différentes stratégies de permaculture tropicale, et de connaître des plantes médicinales traditionnelle comme l’artémisia qui lutte contre le paludisme.

Nous allons également créer des jardins de cases qui utilise l’eau des douches. Ce système est simple et efficace et permet à chaque famille de produire de la nourriture près de chez eux.

Nous organiserons une visite à Kafountine, avec des ateliers musique et danse traditionnelle.

Lors du chantier forum de permaculture du 15 au 20 décembre, nous allons pouvoir continuer les ateliers et les chantiers commencé lors du stage du 3 au 12 décembre.

Nous allons continuer à mettre en place des jardins de cases, des petits systèmes de récupération des eaux des douches pour créer des jardins productifs alimenté en eau dès que quelqu’un prend une douche pour cultiver des arbres fruitiers et des légumes au plus proche des habitats.

Nous aurons le temps de continuer les ateliers de transformation de moringa et de mangue séchés, continuer à créer des ressources et supports pédagogique pour la permaculture tropicale.

Un autre forum populaire permettra de rassembler une nouvelle fois les habitants et les initiatives local pour présenter les ateliers réalisés lors du stage, et créer un espace d’échange pour partager des retours d’expériences d’initiatives de permaculture.

Un format de rencontre organisé en forum ouvert permettra à chacun de s’investir et de partager des ateliers.

Équipe pédagogique

Jérémy Rizoud

Nourrit de ses voyages au cœur de la culture mandingue et marqué par la réalité écologique en Afrique de l’Ouest, Jérémy décide de se consacrer à la régénération des écosystèmes, l’accès à la nourriture et le savoir vivre en communauté.

Il étudie alors la permaculture, la botanique, les plantes bio indicatrices, la gestion écologique de l’eau et l’aménagement du paysage, mais aussi les traditions indigènes et les liens existants entre l’héritage culturel d’un peuple et ses pratiques agricoles.

Consultant en permaculture, certifié en microbiologie des sols, Jérémy s’investit aujourd’hui particulièrement dans la régénération des sols et l’agroforesterie. Il développe pour cela son laboratoire d’analyse microbiologique des sols et approfondi les techniques d’extraits et de thés de compost oxygénés, permettant de se passer d’intrants chimiques en ramenant dans le sol les microbes nécessaires à la santé des plantes.

Benjamin Burnley

Animateur culturel, il s’investit au sein de projets culturels et associatifs depuis ses 18 ans.

En 2010, il obtient son Certificat de Permaculture Appliquée à Kerzello Plufur avec Steve Read.

Il s’investit au sein de l’Université Populaire de Permaculture, référent de l’équipe « permaculture francophone ». Il participe à accompagner la création d’un réseau de permaculture en Afrique francophone en organisant stages et chantiers en Afrique de l’Ouest. Il est actuellement membre du CA du réseau de permaculture francophone « brin de paille » et co-président de l’association « Caravane de Permaculture ».

Etudiant de l’UPP, il intervient lors de CCP pour présenter les méthodologies, les outils et principes de conceptions en permaculture. Il anime des ateliers sur les modèles naturels, la permaculture sociale, les stratégies collectives, et les dynamiques de groupes.

L’éducation non formelle, l’apprentissage inter-culturel, et les outils participatifs le passionnent. Il a organisé et animé des échanges de jeunes, des formations et nombreuses rencontres de réseaux en Europe depuis 2005. Il a participé à la coordination du projet «European Permaculture Teachers» qui a donné suite au réseau européen de permaculture.

En 2016, il devient formateur en permaculture à Gaïa Ashram en Thaïlande. Il y expérimente la vie en communauté, la connexion à la nature, le jardinage en pleine conscience. Il y découvre la permaculture tropicale et de nouveaux outils de facilitations de groupes s’inscrivant dans une pédagogie d’apprentissage holistique.

Actuellement, il développe des outils innovants en permaculture sociale, pour le design de vie et la conception de projets collectifs.

Alagie Manneh

est un permaculteur Gambien, qui est investit dans l’éco village www.sandele.com il a participé à un Ecovillage Design Education, une formation pour le design d’écovillage organisé par le Global Ecovillage Network Afrique, en 2014 il participe à la Convergence Internationale de Permaculture à Londres, où il participe à l’émergence du « Réseau Africain de Permaculture ». Il organise et facilite des formations et rencontres internationales, il transmet des techniques de technologies approprié tel que les rocket stove. Il s’investit auprès de la communauté locale pour apporter plus de permaculture dans la vie quotidienne.

Il interviendra lors du stage pour partager son expérience et son savoir lors des forums et nous accompagnera pour construire un rocket stove à Kabadio.

Johann Schmitt :

Passionné par la permaculture depuis 3 ans, Johann s’investit à plein temps pour promouvoir cette philosophie. Ayant passé son CCP en 2016, il continue le cursus en tant qu’étudiant et participe à différents projets en Afrique et dans diverses associations telles que « Caravane de Permaculture » ou encore « l’Arbre qui danse ».

Il apporte aussi son aide sur plusieurs lieux en France dans le but de maximiser les échanges autour de lui, comme par exemple sur la construction de 2 serres bioclimatique ou sur le design de différents projets. Comprendre les écosystèmes et leur infinité d’interactions le fascine : « c’est comme si l’on reconstituait le puzzle de la Vie, lorsque l’on comprend que chaque élément est idéal pour son environnement et donc, de la perfection de la nature, nous nous rendons compte de notre place dans l’univers ».

Après avoir passé des années de remise en question qui l’ont amené à se redécouvrir et a changé sa vision du monde, il propose aujourd’hui de partager son expérience à travers la méditation et la permaculture intérieure. Car l’éveil des consciences est pour lui la solution à la crise de notre époque. Ayant choisi une vie de nomade vous aurez de grandes chances de le croiser sur les routes en compagnie de son appareil photo qui ne le quitte jamais !

A qui s’adresse ce stage:

Le stage est ouvert à 10 participants francophones internationaux, permettant par leur présence d’offrir le stage à 10 participants locaux.

Nous souhaitons que les participants internationaux, soit investit dans des projets de permaculture dans des pays tropicaux, et puissent à leur tour partager ce qu’ils on appris lors du stage.

Format :

Le stage rencontre se déroulera du 3 au 12 décembre et sera suivis d’un chantier participatif et d’un forum populaire du 15 au 20 décembre. Avec la possibilité de rester pour le festival des musiques traditionnelle d’Abénné jusqu’au 2 janvier 🙂

Budgets :

Stage :

Pour permettre de payer le transport et les frais des intervenants bénévoles nous proposons une contribution de 500€ par stagiaire. Pour permettre à un plus grand nombre de personnes de participer nous proposons un tarif solidaire de 600 € qui permet à des stagiaires de participer à un prix réduit de 400€

contribution pour le chantier forum du 15 au 20 décembre: 72€ avec la nourriture incluse

plus 3€ par nuit en case ou 1€ par nuit en camping.

Hébergement :

A Bindoula nous proposons 3 chambres de 3 places pour 3€ par nuit. Des hamacs peuvent être installés ainsi que des toiles de tentes (à amener) pour 1€ par nuit ou gratuitement si la personne laisse son matériel après son séjour. Au campement villageois, la nuit en demi pension est à 20€. Il existe 3 chambres de 4. L’accès depuis le village esst à 40mn à pied, 10mn à vélo, 5mn en moto.

Nourriture :

La pension complète est à 7€ avec un petit déjeuner fait de pain et de confiture/beurre/chocolade ; un déjeuner traditionnel (riz-poisson-legumes-sauce) ; un dîner fait par les participants plutôt orienté salade composée, galettes… La viande et les légumes frais coûtent chers mais si le jardin a bien fonctionné on devrait trouver beaucoup de légumes 🙂

Le pack de 6 bouteilles d’eau vaut 2400 Fcfa soit 3.60€.

Transports :

Pour arriver à Bindoula depuis la France :

Les vols internationaux vers Dakar :

500€ actuellement (RAM) + un vol Dakar-Ziguinchor entre 100 et 150€ selon les compagnies disponibles + frais de taxi 20€ + éventuellement une nuit à l’hôtel 30€ = prix max 700€ (selon le vol international) / temps de trajet total environ 30h

Les vols internationaux vers Banjul, Gambie :

900€ actuellement (RAM) + un trajet vers Bindoula 10€ + visa gambien 20€. = 930€ / temps de trajet total environ 15h

Il y’a une possibilité d’y aller par la route avec Johann.

Informations complémentaires :

Passeport 90€, pastilles pour l’eau 30€, vaccin fièvre jaune 70€, traitement paludisme ou HE 30€

Informations, réservations :

Benjamin Burnley : caravane-de-permaculture@riseup.net

06 58 30 28 63

Association « Il était une fois une rencontre » https://iefr.jimdo.com Exode des jeunes : https://youtu.be/Gy3pOd868QQ Teaser Permakabadio 2017 : https://youtu.be/lYZU1TltajM Séjour 2017 en images: https://fr.calameo.com/read/005122868dd8100761b67

Le contexte à Kabadio:

Kabadio, village ancestral enclavé entre les terres, la route goudronnée et l’océan, vit au rythme des saisons depuis des décennies. Son forgeron, ses quartiers catholique et musulman, le travail des champs et les constructions rythme la vie quotidienne. Bois, terre, ciment et eau sont les matières les plus utilisées par ces villageois du Fogny Diabang Counda. Les repas sont composés principalement de riz, poissons et oignons. C’est plus de 200 maisons réparties dans différents quartiers qui hébergent les 4000 âmes du village.

La culture :

Les musulmans sont majoritaires et vivent en harmonie avec les catholiques, à l’image de ce récent rapprochement des maternités en un même lieu, le dispensaire catholique.

Les ethnies mandingue et Diola sont majoritaires même si des Peuls et Sérères se sont installés il y a déjà bien longtemps.

L’éducation :

L’école se divise en plusieurs Dara coranique et une école républicaine où le français en est la langue officielle.

La société :

Les groupements de femmes sont une force colossale pour l’avenir de l’Homme dans ces contrées.

L’électricité est arrivée en 2007/2008 et permet depuis, l’éclairage de bon nombre de maison, mais l’arrivée du solaire à prix gambien (comprendre détaxé) est une réelle et juste concurrence.

La nature :

La déforestation a été massive, notamment pour permettre les monocultures de cajoux et d’agrumes, voir pour laisser place aux grands jardins de quartiers où l’oignon pousse sous les jeunes orangers. La riziculture et les ponts-barrages offerts par les chinois dans les années 80 encroûte le sol des zones de mangrove, salinisant ainsi la terre en profondeur pour enfin exterminer les palétuviers et affecter les nappes phréatiques.

La notion d’écologie est forte du fait de ce dilemme permanent divisant un tantinet les populations au sujet de l’exploitation de Zirconium sur la dune de Niafrang, dernier rempart entre l’océan et sa montée significative (15 mètres selon mes relevés en 6 mois) et les rizières.

Les résidus de forces armées du MFDC jouent encore un rôle important vers la menace écologique du zirconium.

L’exode des jeunes :

Les jeunes générations (20-30 ans), filles comme garçons, se cherchent et pour beaucoup se perdent en méditerranée ou dans les rouages machiavéliques de l’esclave moderne espagnol, marocain ou libyen. Le conflit générationnel se systématise dans la plupart des familles où les jeunes filles veulent fuir vers les écoles de coiffure et les jeunes hommes devenir conucteur de djakarta (moto-taxi).

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